Lors de la célébration de la Journée internationale contre les violences faites aux femmes ce vendredi, l’Organisation mondiale de la santé (HAS) déploiera un outil qui permettra d’identifier les violences conjugales au niveau national. Cet outil est destiné aux médecins généralistes. Ceci pour les inciter « à poser à tous leurs patients des questions sur l’existence de violences conjugales, actuelles ou passées », précise le communiqué publié ce mercredi par la HAS.

La HAS s’appuie sur des chiffres alarmants, montrant le manque de prévention et de détection des violences conjugales dans les cabinets de médecins généralistes. « 3 % des femmes ayant consulté un médecin généraliste au cours des 18 derniers mois se souviennent avoir été interrogées à ce sujet », selon une enquête menée par la BVA. Or, « les violences graves non diagnostiquées ont des conséquences sur la santé physique et mentale et deviennent généralement de plus en plus graves avec le temps, au point de représenter un risque important », précise la HAS.

Expérimentation auprès de médecins volontaires

Le questionnaire, distribué avec le soutien de l’Assurance maladie, a été testé auprès de 1 153 volontaires. Ce document d’une page dit « Pourquoi un écran ? Quand et comment tester ? Que faire si violence ? « . Il souligne la « valeur de l’évaluation », donne des conseils pratiques sur la façon d’aborder la question avec le patient, et mentionne « les coordonnées et les ressources utiles ». »

En 2021, les services de police et les départements de gendarmerie comptabilisaient 122 femmes. Depuis le début de l’année, on s’est déjà approché de ce chiffre selon les statistiques du groupe Mu Duk.

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