Myocardite et vaccin à ARN anti-Covid : un risque "faible" et corrélé au délai entre les doses

Selon l’Agence du médicament, le risque de myocardite augmente lors de la première dose de rappel (troisième dose), mais significativement moins qu’après la deuxième dose. De plus, ce risque diminue à mesure que le temps entre les doses augmente.

Depuis le début de la campagne de vaccination contre le Covid, des cas de myocardite et de péricardite ont été signalés en France et en Europe après vaccination. Dans le cadre de la pharmacovigilance, ces cas sont contrôlés par l’Agence du médicament (ANSM) grâce à un dispositif de surveillance amélioré.

La myocardite et la péricardite sont également considérées comme un effet indésirable rare après le vaccin Comirnaty (Pfizer) ou Spikevax (Moderna) depuis juillet 2021. Cependant, les myocardites associées aux vaccins à ARNm restent rares en termes de nombre de personnes exposées.

Le risque de myocardite après la dose de rappel (dose 3) est « plus élevé » mais « plus faible » qu’après la deuxième dose avec le vaccin à ARN, conclut l’Agence du médicament dans un nouveau rapport (22 juillet 2022), où « ce risque diminue à mesure que le temps entre les doses augmente « .

L’Agence du médicament se base sur un ensemble de données de cas confirmés de myocardite chez des personnes de plus de 12 ans hospitalisés entre fin décembre 2020 et le 31 janvier 2021.

Voici les résultats spécifiques :

Rappelles toi! Cette étude montre donc que, d’une part, le risque de myocardite augmente après la première dose (troisième dose), bien qu’il soit significativement plus faible qu’après la deuxième dose, et, d’autre part, il diminue avec le temps entre les doses augmente. Cependant, les myocardites associées aux vaccins à ARNm restent rares en termes de nombre de personnes exposées.

La myocardite (inflammation du muscle cardiaque) et la péricardite (inflammation de la membrane entourant le cœur) sont souvent causées par une infection virale comme le Covid-19 et surviennent chez les hommes jeunes. Dans la plupart des cas, les patients s’améliorent d’eux-mêmes ou avec un traitement.

Quel risque de myocardite ou péricardite après un vaccin à ARN contre le Covid ?

Quel risque de myocardite ou péricardite après un vaccin à ARN contre le Covid ?

Selon une précédente étude EPI-PHARE, « Myocardites et péricardites après le vaccin Covid-19 », dont les résultats ont été publiés le 8 novembre 2021, en collaboration avec l’Assurance maladie, ce risque est confirmé.

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Cette étude cas-témoin a été menée chez toutes les personnes âgées de 12 à 50 ans hospitalisées pour myocardite ou péricardite en France entre le 15 mai et le 31 août 2021, soit 919 cas de myocardite et 917 cas de péricardite.

Quelles ont été les conséquences ?

>> Le risque de myocardite et de péricardite chez les personnes âgées de 12 à 50 ans est confirmé et survient « rarement » après une vaccination contre le Covid-19 avec un vaccin à ARNm (Pfizer et Moderna) dans les 7 jours.

>> Le risque est plus élevé après une 2e dose du vaccin de laboratoire Moderna (Spikevax) chez les jeunes de moins de 30 ans.

>> L’évolution clinique est « favorable ». En d’autres termes, dans la plupart des cas, l’état de santé des patients s’améliore de lui-même ou à l’aide d’un traitement. « Aucun décès n’a été signalé parmi les personnes hospitalisées pour myocardite ou péricardite après la vaccination », indique l’étude.

Enfin, ces nouvelles données pharmaco-épidémiologiques n’ont pas remis en cause le bénéfice/risque des vaccins Covid-19 Comirnaty et Moderna, dont l’efficacité contre le Covid-19 sévère est d’environ 90%.

Le risque de myocardite est plus élevé à la suite d’une infection qu’à la suite d’une vaccination

Le risque de myocardite est plus élevé à la suite d’une infection qu’à la suite d’une vaccination

Rappelons qu’une myocardite (inflammation du muscle cardiaque) et une péricardite (inflammation de la membrane entourant le cœur) peuvent survenir après la vaccination, mais aussi après une infection. Dans ce dernier cas, les enfants ou adolescents ayant contracté le Covid développent une inflammation sévère 4 à 6 semaines plus tard. Dans environ 70 % des cas, ce syndrome inflammatoire touche le cœur, entraînant des cas de myocardite.

Selon un important rapport publié par le CDC (Centers for Disease Prevention and Control) en août, le risque de myocardite est beaucoup plus élevé (16 fois plus élevé) qu’en tombant directement malade du Covid-19. vacciné Le risque restant reste très faible dans tous les cas : 0,146% pour les patients Covid, 0,009% pour les patients non infectés.

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