Le Conseil de Paris s’est tenu du mardi 8 au jeudi 10 février. Au menu des débats : le chantier de la Tour Eiffel, le lien social dans les Ehpad, le bruit des véhicules, les Puces de Montreuil, la création d’un Axe Seine…

Au vu de la situation sanitaire, des accords spécifiques ont été pris pour l’organisation de cette session.

Site Tour Eiffel : mise en compatibilité du plan local d’urbanisme

Le site de la tour Eiffel et ses abords est situé dans les 7e, 15e et 16e arrondissements de Paris. Il s’étend de la place du Trocadéro aux pelouses nord du Champ de Mars, de Bir-Hakeim aux entrées de la Tour Eiffel.

Caractérisé par la juxtaposition d’espaces et de monuments emblématiques, ce vaste espace de 22 hectares devrait faire l’objet d’un projet d’aménagement appelé projet « Site Tour Eiffel ». Il vise à retrouver une cohérence paysagère, écologique, écologique et patrimoniale. Le projet devrait désormais s’inscrire dans le plan local d’urbanisme.

Création de l’Entente de l’Axe Seine

Les territoires qui composent la vallée de la Seine ont des destins liés. Aux processus économiques en cours à l’échelle mondiale, tels que la concurrence portuaire et les délocalisations industrielles, s’ajoutent les urgences climatiques et sociales qui affectent l’ensemble de la vallée.

Pour contribuer à la prise en compte de ce contexte et à l’amélioration de leur espace commun, les élus de l’axe Seine ont décidé de se mobiliser. Les premières réflexions d’intérêts communs portent notamment sur le fret fluvial et la logistique urbaine, l’alimentation et l’agriculture durable, le tourisme et la culture, l’énergie, la gestion de l’eau, les milieux aquatiques et le respect de la biodiversité.

C’est pourquoi Le Havre Seine Métropole, la Métropole de Rouen Normandie, la Métropole du Grand Paris et la Ville de Paris souhaitent structurer leur démarche collaborative sur l’axe Seine sous la forme d’une convention.

Près d’un cinquième de la population parisienne est composée de personnes de plus de 60 ans, soit 470 000 personnes. Beaucoup ont la possibilité de rester chez eux, parfois grâce à un accompagnement spécifique. D’autres peuvent rejoindre un dispositif d’habitat collectif, d’habitat autonome ou d’habitat pour personnes âgées nécessitant des soins (Ehpad).

Il y a près de 7 875 places dans les 79 EHPAD du territoire parisien. Le Centre d’Action Sociale de la Ville de Paris (CASVP) gère 10 EHPAD à Paris intra-muros et 5 EHPAD en périphérie parisienne. A titre d’exemple, 1 963 places relèvent de la responsabilité du CASVP, 96 places appartiennent au secteur public, 3 096 places appartiennent au secteur associatif et 2 720 places appartiennent au secteur privé.

Outre l’accompagnement médical dont ont besoin les résidents des EHPAD, le renforcement du lien social reste l’un des enjeux prioritaires. L’une des façons de contribuer au renforcement du lien social est de permettre aux résidents d’entretenir des relations avec les animaux. Près d’un tiers des ménages âgés de 70 à 79 ans et un quart des ménages de plus de 80 ans possèdent un animal de compagnie.

Selon une enquête Statista réalisée en 2016, 86% des Français interrogés ont déclaré vouloir emmener leurs animaux en Ehpad ou à l’hôpital. La présence d’un animal peut aider à briser l’isolement, renforcer les liens émotionnels et fournir une compagnie stimulante, en prévenant les maladies mentales et dégénératives.

Le ministère des Solidarités et de la Santé reconnaît que la zoothérapie ou la médiation animale peuvent apporter de nombreux bienfaits aux personnes âgées, notamment celles atteintes de la maladie d’Alzheimer, en boostant les capacités psychiques et en leur permettant de renouer avec les souvenirs.

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C’est l’objet de cette concertation : permettre aux personnes âgées résidant en EHPAD de bénéficier des avantages de la présence d’un animal afin de renforcer le lien social tout en garantissant le bien-être animal.

Expérimentation de contrôle automatisé des niveaux d’émissions sonores des véhicules

La Ville de Paris mène depuis plusieurs années une politique de lutte contre les nuisances sonores liées au trafic routier. Celle-ci apparaît comme le deuxième facteur de risque environnemental en milieu urbain, après la pollution de l’air. La commune mène des travaux spécifiques sur la génération de bruits causés par les véhicules les plus bruyants, et notamment les deux-roues motorisés, qui font l’objet de nombreuses plaintes.

Sur ce point, elle plaide depuis des années auprès du gouvernement pour faire évoluer la législation, qu’il s’agisse des seuils autorisés ou des moyens de contrôle. L’article 92 de la loi d’orientation de la mobilité (LOM) prévoit la mise en place d’une expérimentation de contrôle automatisé des niveaux d’émission sonore des véhicules en mouvement pour une durée de deux ans.

Par exemple, la Ville a volontairement expérimenté avec le Ministère l’installation d’équipements de surveillance sur la voie publique afin d’effectuer les tests nécessaires sur les voies pour la certification.

Vers un nouveau marché aux puces, porte de Montreuil

La Ville de Paris s’est engagée à réaliser un projet urbain d’envergure sur le secteur de la Porte de Montreuil pour le transformer en une place métropolitaine attractive offrant un cadre de vie de qualité à ses usagers.

Dans le cadre de ce projet de développement et pour initier la mise en œuvre des programmes de construction, un appel à projets « Réinventer les Villes » a été lancé fin 2017 sur trois sites répartis en 6 parcelles sur environ 14 000 m² de terrain et un volume au-dessus du périphérique .

A l’issue de cet appel à projets, le projet « Le Collectif pour le Climat », porté par l’agent Nexity, a été retenu. Ce projet prévoit la création de programmes neufs de bâtiments d’activités économiques autour de la place de la Porte de Montreuil dans le but de contribuer à la création d’un nouveau lieu d’attractivité métropolitaine exprimé autour de la reconfiguration qualitative de la brocante, avec notamment améliorer le confort des puces et des utilisateurs.

Calendrier des séances

Séances suivantes : – mardi 22, mercredi 23, jeudi 24 et vendredi 25 mars 2022 – mardi 31 mai, mercredi 1er, jeudi 2 et vendredi 3 juin 2022 – mardi 5, mercredi 6, jeudi 7 et vendredi 8 juillet 2022 A savoir : chaque Conseil de Paris donne lieu à une assignation à comparaître de la Maire de Paris – 12 jours à l’avance – accompagnée d’une liste préliminaire de projets à instruire.

Assister aux séances

Les séances du Conseil de Paris sont publiques et ouvertes à tous dans la limite des places disponibles. Les mineurs accompagnés sont admis.

Modalités pour assister à une séance

Rendez-vous à l’accueil, rue de Lobau 5, où vous recevrez un badge en échange d’une pièce d’identité. En raison du nombre de places limité, il est conseillé d’arriver tôt (surtout le lundi matin) sinon vous ne pourrez pas accéder aux tribunes. Pour des raisons de sécurité, les sacs, sacs à dos, cartables (et tous objets jugés inappropriés) ne sont pas autorisés dans les tribunes. (Armoire disponible).

Sont interdits : les commentaires, commentaires ou applaudissements, l’utilisation de téléphones portables, la consommation de boissons ou de nourriture.

Dans cet esprit, ils sont également retransmis en direct en intégralité sur paris.fr.