Tous les bénéfices lui sont crédités, ou au contraire des effets indésirables. Mais qu’est-ce que c’est vraiment ? Inspirée de la tradition contemplative bouddhiste, la méditation mentale s’est développée sous de multiples formes, gardant parfois son aspect spirituel ou religieux, parfois le perdant. Elle affirme qu’utiliser des techniques visant à contrôler son attention, « être conscient » de l’instant et « respecter ses sentiments et ses pensées » améliore la santé physique et mentale, le bien-être et les relations interpersonnelles, voire les fonctions cognitives sans jugement ». Si la popularité d’applications comme Petit Bambou, Namatata ou Headspace montre son essor récent, son succès remonte à de nombreuses années.

La pleine conscience intéresse également le monde scientifique, car en 2020, environ 25 000 (!) études scientifiques ont été publiées sur le sujet. Ils ne sont pas tous égaux. Et le résoudre peut être difficile. Pourtant, lorsqu’il a été proposé d’introduire la pleine conscience à l’école, le Conseil scientifique de l’éducation nationale (CSEN) a passé en revue la littérature scientifique.

Ses experts ont donc choisi les études qui proposent les méthodologies les plus solides et présentent le plus haut niveau de preuve : méta-analyses (qui compilent les résultats de nombreuses études) et essais contrôlés randomisés (qui comparent les résultats d’une pratique ou d’un médicament avec un témoin) . ou groupe placebo). Les conclusions mesurées du CSEN – accessibles en ligne -, qui ne voit aucune raison d’interdire la méditation mentale à l’école, soulignant les bénéfices limités dont elle dispose et surtout la possibilité que d’autres mesures soient plus efficaces, contrairement à la polarisation du débat sur cette pratique.

Offre limitée. 2 mois pour 1€ sans engagement

Des effets bénéfiques sur des troubles psychiatriques

L’un des aspects les plus étudiés par la science concerne les effets positifs possibles sur les troubles psychologiques, tels que la dépression, la dépendance, l’anxiété ou la phobie. Une méta-analyse publiée en 2018 dans Clinical Psychology Review compile par exemple 142 essais contrôlés randomisés incluant, au total, 12 000 participants. Elle compare les thérapies basées sur la pleine conscience, y compris la thérapie cognitive basée sur la pleine conscience et la réduction du stress basée sur la pleine conscience, avec d’autres interventions, pour mesurer leur impact sur la réduction des symptômes de divers troubles psychiatriques.

Selon ce travail, les interventions basées sur la pleine conscience sont plus efficaces que l’absence d’intervention. Ils surpassent également les interventions minimales, basées sur des conseils et des suivis de routine – et sont plus efficaces que les suivis psychodynamiques et psychanalytiques, dont les bénéfices ne sont pas prouvés. De plus, ils ont « démontré une efficacité similaire » aux thérapies cognitives et comportementales (TCC) qui ont le meilleur niveau de preuve pour les troubles mentaux, selon la note du CSEN. Si cette méta-analyse a été jugée pertinente, il convient néanmoins de noter qu’elle a été financée par le Mind and Life Institute, une institution fondée par le Dalaï Lama qui promeut cette pratique.

Des effets « non significatifs » sur la mémoire et l’attention

La science a également évalué les effets sur certaines fonctions cognitives telles que l’attention, la mémoire de travail ou à long terme et les fonctions exécutives (ensemble des processus mentaux appliqués pour gérer le comportement, les pensées et les sentiments d’une personne dans une situation nouvelle). Une méta-analyse publiée dans Clinical Psychology Review en 2021 se penche notamment sur les résultats de 25 études (1439 participants au total). Les résultats suggèrent des effets « globalement insignifiants » sur l’attention et la mémoire. Et si des effets positifs possibles pour les fonctions exécutives ont été identifiés, cette conclusion est clairement détruite s’il n’y a pas de groupe de contrôle actif.

​​​​​​Une deuxième méta-analyse publiée dans Neuropsychol Rev en 2021 et contenant 45 études (2 238 participants) a trouvé des effets positifs sur la mémoire de travail, bien que modérés, et principalement chez les personnes âgées. Elle considère que les effets sur l’attention et la mémoire ne sont pas « significatifs ». Là encore, l’absence de groupe témoin actif ne permet pas un haut niveau de preuve : ses conclusions offrent donc peu de certitude. Enfin, la troisième méta-analyse, publiée en 2021 dans Mindfulness, regroupe cette fois 87 études et conclut à des effets positifs, mais non significatifs sur l’attention, le contrôle exécutif et la vigilance. De plus, ces travaux regroupent de nombreuses études de faible qualité méthodologique et semblent pouvoir artificiellement faire pencher la balance en faveur de résultats positifs.

Des effets limités sur le stress

Publiée en 2022 dans la revue Evidence Based Mental-Health, une méta-analyse qui compile 66 essais contrôlés randomisés et rassemble 20 000 mineurs âgés de 4 à 18 ans se penche sur les effets de la méditation pleine conscience sur les symptômes de dépression et d’anxiété et de stress, l’attention, les fonctions exécutives et les comportements perturbateurs. En conservant les 36 études qui présentent un « groupe témoin actif », le CSEN note très peu d’effets bénéfiques sur les symptômes d’anxiété et de stress, mais aucun effet concluant sur le comportement social et le bien-être. En gardant également les études avec un niveau méthodologique inférieur, on observe de petits effets positifs sur les capacités cognitives et le comportement. Ces résultats sont similaires à ceux observés chez les adultes.

Vigilance nécessaire quant aux dérives sectaires

En résumé, la méditation de pleine conscience semble offrir des avantages pour les troubles psychologiques, tels que le stress et l’anxiété. En termes de bien-être, de mémoire, etc., les preuves actuelles suggèrent que cette pratique peut être modérément bénéfique, sans créer d’effet « apaisant », comme certains des partisans tentent parfois de le faire croire. Cependant, cette pratique ne présente pas de risques évidents, comme aiment à le penser les bloqueurs.

Il faut admettre, dans une méta-analyse publiée en 2020 dans Acta Psychiatrica Scandinavica une vision plus négative de la relation entre la pratique de la pleine conscience et les troubles psychiatriques. Les opposants à cette pratique citent souvent, comparent les résultats de 55 études et concluent que 8 % des participants (1 sur 12) ont eu des effets indésirables : crises de panique, aggravation de la dépression ou de l’anxiété, voire même commencé ces symptômes pour la première fois. . Mais selon Franck Ramus, directeur de recherche (CNRS), chercheur en sciences cognitives et auteur principal de la note du CSEN, cette méta-analyse n’est pas assez rigoureuse pour apporter un niveau de preuve satisfaisant. Les études qu’elle compile sont « trop ​​hétérogènes » et impliquent différentes populations et différents types d’intervention (dont la retraite prolongée), parfois sans groupe témoin. « Nous ne pouvons rien conclure de lui », a-t-il balayé.

Franck Ramus préfère citer la méta-analyse publiée en 2018 dans la revue Mindfulness, qui mesure les mêmes effets secondaires, mais cette fois avec des groupes témoins, et qu’il n’y a pas de différence significative. « Autrement dit, il y a des gens qui paniquent ou tombent en dépression à une période donnée, ni plus ni moins parmi ceux qui suivent une intervention mentale que parmi les autres. En tout cas, c’est ce que disent les études. Plus fort que je ne pourrais . trouver », explique le chercheur.

Cependant, des inquiétudes légitimes demeurent. Car à l’exception de certains protocoles codifiés, comme la thérapie cognitive basée sur la pleine conscience et la réduction du stress basée sur la pleine conscience, il existe presque autant de pratiques de pleine conscience qu’il y en a, et n’importe qui peut prétendre les enseigner, sans aucune garantie qu’elles y répondront. leur méthode pour ceux qui ont montré leur efficacité dans les méta-analyses citées. Il est donc clair que les risques d’exposition à des effets indésirables sont plus nombreux ou plus graves que ceux documentés en pratique.

À Lire  PARRAINÉ | La prévention au travail en Lorraine ? Concrètement, ça donne quoi ?

Surtout, dans les rapports de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre le sectarisme (Miviludes) des chapitres entiers portent sur la réflexion mentale et la vigilance s’impose. « Cette pratique peut être mise à profit et représente une porte d’entrée vers d’autres mouvements ou groupes partiaux, voire dangereux, et qui font l’objet d’une vigilance particulière, notamment indiquée dans le rapport 2021. En effet, ce sont ceux qui utilisent cette technique comme comme produit d’appel et comme moyen de faire du prosélytisme actif pour recruter des adeptes. toutes les médecines alternatives.

Opinions

Quelles sont les effets de la méditation ?

La méditation est une pratique relaxante qui aide à gérer le stress et l’anxiété. Il favorise l’attention et la mémoire. Les personnes qui pratiquent la méditation semblent être plus résistantes à la douleur. On dit aussi que la méditation favorise la santé cardiovasculaire et l’immunité.

Quels sont les bienfaits de la méditation ? 5 bienfaits de la méditation

  • 1- Il réduit le stress et la dépression. Oui, la méditation aide à réduire les symptômes du stress. …
  • 2 – Les fonctions cognitives s’améliorent. …
  • 3- Il renforce la mémoire. …
  • 4 – Il affecte le syndrome métabolique. …
  • 5- Il préviendrait l’apparition de la maladie d’Alzheimer.

Quels sont les effets de la méditation sur le cerveau ? Ainsi la pratique régulière de la méditation a un effet physiologique sur le cerveau : cela se traduit par l’activation de certaines zones qui contrôlent notre attention, nos émotions, notre présence au monde et aux autres. »

Comment savoir si on est en état de méditation ?

On fait attention à la respiration, et dès qu’on s’aperçoit qu’on se réveille et qu’on ne fait plus attention à notre respiration, on ramène doucement mais fermement notre attention sur cette fameuse respiration.

Quand nous méditons, à quoi pensons-nous ? La méditation ne pense à rien ! Au contraire, dans la méditation, on est libre de penser ce qu’on veut, on laisse passer nos pensées (parfois beaucoup !), on les observe, sans les soutenir, et petit à petit, ces pensées vont s’éloigner.

Quelle est la meilleure durée pour pratiquer la méditation ? â¦Méditer pendant 15 minutes et atteindre une concentration profonde est mieux que de passer 45 minutes assis avec un esprit distrait !

Qui enseigne la méditation ?

Un coach de méditation est quelqu’un qui enseigne la pratique correcte et le véritable esprit de méditation avec compassion. Il peut enseigner à un très large public et dans différents contextes tels que : Salles de sport. Les dojos.

Comment appelle-t-on quelqu’un qui médite ? Définition : reflétant – The Cordial Dictionary, French Dictionary, nom.

Comment devenir coach de méditation ? Pour suivre un cours, vous devez avoir les éléments suivants : Au moins un an d’expérience dans la pratique de la méditation assise. Avez-vous suivi un programme MBSR avec un enseignant qualifié Participez à un tribunal de méditation silencieuse pendant au moins 5 jours.

Quelle est la meilleure façon de penser ? La plus simple est la méditation par la respiration : faites le plein plusieurs fois par jour grâce à 5 respirations profondes d’affilée. Inspirez par le nez et expirez par la bouche. Et en utilisant la respiration comme moyen de se détendre, découvrez d’autres exercices de respiration pour vaincre le stress.

Pourquoi il est important de méditer ?

Pourquoi méditer ? La méditation favorise la clarté d’esprit. De nombreuses études scientifiques montrent qu’il réduit les effets de l’anxiété et du stress. Cela signifie réfléchir et regarder honnêtement ce qui est, pour nous, ici et maintenant.

Quel est le but de la méditation ? La méditation est une pratique psycho-physique à la portée de tous qui consiste à focaliser son attention sur ses pensées et ses sentiments. Il représente également une alliance efficace dans le domaine thérapeutique. Il est principalement utilisé pour induire le calme, la relaxation et l’équilibre.

Pourquoi les gens méditent-ils ? Plusieurs études d’imagerie cérébrale ont mesuré avec succès l’impact des pratiques de méditation sur la neuroplasticité cérébrale. Désormais objet d’études scientifiques, la méditation apparaît comme un remède efficace contre le stress ou la souffrance en période d’incertitude et de changements brusques.

Pourquoi méditer tous les jours ? À chaque séance de méditation, quel que soit le temps passé, notre cerveau va se renforcer et libérer des hormones de bien-être. Notre intellect sera de plus en plus en éveil et nous apprendrons petit à petit à mieux gérer le stress.

Quels sont les dangers de la méditation ?

Dépression et anxiété En compilant les résultats de 55 études, ils ont conclu que la méditation avait des effets néfastes sur une personne sur douze (8% des étudiants zen). L’aggravation de l’anxiété ou de la dépression et les attaques de panique sont quelques-uns des symptômes mentionnés.

Comment savoir si vous avez bien pensé ? On fait attention à la respiration, et dès qu’on s’aperçoit qu’on se réveille et qu’on ne fait plus attention à notre respiration, on ramène doucement mais fermement notre attention sur cette fameuse respiration.

Pourquoi ne pas envisager de s’allonger ? Pensez à vous allonger : une excellente posture pour certaines séances de méditation. En position allongée, le corps se détend naturellement. Cela peut vous amener à vous endormir. S’endormir pendant une séance de méditation n’est pas grave.

Les pensées sont-elles fatiguées ? Fatigue, manque d’énergie Lorsque vous commencez à méditer, vous pouvez vous sentir plus fatigué. C’est normal car vous n’êtes pas encore habitué à faire la mise au point sur le même objet pendant longtemps. Cette fatigue s’estompera au fil des semaines.

Comment Appelle-t-on quelqu’un qui ne dit jamais ce qu’il pense ?

Une personne taciturne est une personne calme et introvertie. Le silence peut entraîner des difficultés sociales, au travail ou dans le couple. Cependant, il est difficile de changer de personnalité.

Comment s’appelle une personne à qui on ne dit rien à la personne ? Faux, trompeur, diffamatoire. Pour quelque chose qui ne dit pas la vérité, qui est trompeur, qui est basé sur un mensonge.

Quand on ne dit pas ce qu’on pense ? – Frédéric Dard. Si nous ne disons pas ce que nous pensons quand nous le pensons, nous ne penserons plus ce que nous disons quand nous le disons.

Comment appelle-t-on quelqu’un qui dit tout ce qu’il pense ? L’égocentrique est une personne qui se donne tout. Tout ce qu’elle dit, ce qu’elle fait, ce qu’elle pense, ce qu’elle fait a plus de valeur que ce que font les autres. Il peut nous arriver à tous d’avoir des comportements égocentriques.

C’est quoi une personne flegmatique ?

flegmatique adj. et N. Celui qui est calme, contrôle ses réactions.

Comment appelle-t-on quelqu’un qui ne se fâche jamais ? Une personne taciturne est une personne calme et introvertie. Le silence peut entraîner des difficultés sociales, au travail ou dans le couple.

Qui a du flegme ?

Le caractère d’une personne calme et incomparable, qui garde son sang-froid dans toutes les situations. Flegme incompréhensible; ne lâchez pas son flegme; sortir de son flegme. C’est un grand homme, et il est grand (Ac.

.

Quel est le synonyme de flegmatique ?

froid, insondable, insondable, insondable, insondable, patient, placide, calme, calme. En face : fougueux, belliqueux, ardent, chaud, chaud, émotif, fougueux, saturé, excitable, excité, exubérant, féroce, fougueux, impétueux, impressionnable, impulsif, irritable, nerveux, passionné, véhément.

Comment appelle-t-on quelqu’un qui s’énerve rapidement ? Définition de l’irascible ââ littéraire Qui s’irrite, s’en débarrasse facilement. colère; irritable Humeur irritable.

Comment T-ON appelle-t-il une personne flegmatique aujourd’hui ? Aujourd’hui on dit LYMPHATIQUE.