Dow -0,35 %, S&P 500 -0,84 %, Nasdaq -1,37 %, Russell 2000 -2,26 %, SOX -2,81 %, Eurostoxx -1,85 %, SMI -1, 26 %.

Wall Street a digéré sa déception mercredi soir, la Fed n’ayant pas laissé tomber ses espoirs d’un ralentissement imminent du cycle de hausse des taux. Le S&P500 (SPX) tente de se détacher en début de séance, mais est rattrapé par le peloton baissier 13 minutes avant la cloche, c’est geek, mais c’est vrai. La bourse est actuellement en mode « force de vente », acceptant probablement l’idée d’une récession, ce que son grand frère, le marché obligataire, lui annonce depuis longtemps. Sur cette note, la courbe des taux US continue de bouger et pas qu’un tout petit peu, le taux 10 ans, qui était silencieux hier, passe en mode Space-X et monte à 3,71%, le prochain niveau d’appel est de 3,80% , s’il est cassé, nous regarderons 4%. Les bons à 2 ans évoluent à 4,12%, alors que les bons à 12 mois sont à 4%, il y a un an ils évoluaient à… zéro ! Imaginez la joie du trésorier d’Alphabet, assis sur une montagne de 172 milliards de dollars. En plaçant cette somme dans des bons du Trésor américain à un an, il peut tranquillement générer 7 milliards de dollars d’intérêts… En parlant d’intérêts, de nombreux trésoriers d’entreprise ont dû passer une journée très agréable hier en Suisse alors que la BNS a mis fin au taux négatif anormal ère.

On revient à Wall Street, où les volumes d’échanges sont encore limités, on est loin de la capitulation. Cependant, le SPX n’a ​​encore « que » 3,2% à perdre pour revenir au plus bas de 3.636 points atteint mi-juin. Du côté des secteurs, seuls les services de communication et la santé sont parvenus à clôturer dans le vert hier. Je remarque aussi que certains grands noms font de même (notamment GOOGL +87bps, MSFT +85bps, META +45bps). Dans le même temps, la volatilité a baissé, le VIX reculant de 2,43% au cloche (27,35 points). Il est intéressant de noter, dans le cadre du défilé des banques centrales, toutes aussi agressives les unes envers les autres. Oh non, en fait l’un d’eux résiste à l’envahisseur, la Banque du Japon insiste pour rester indulgente, mais de toute façon hier elle décide d’essayer de défendre sa monnaie, car le yen est au 36e sous-sol face au billet vert, qui est au-dessus de une forme comme jamais auparavant et menace l’euro de tomber en dessous (ou au-dessus, selon) 0,98. La paire se négocie actuellement à 0,9818. BoJ, BNS et Fed mis à part, hier la Banque d’Angleterre a relevé ses taux de 50 points de base, ce qui était prévu, mais on voit que la commission est partagée, le marché n’aime jamais ça. Ailleurs dans le monde, elle augmente les taux coûte que coûte, en Norvège, en Afrique du Sud, en Indonésie, aux Philippines, à Taïwan et au Vietnam.

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Quelques mots sur le dollar, qui est plus fort que jamais et traverse actuellement sa plus longue course haussière de l’histoire (actuellement dans sa 11e année). Le dollar profite logiquement de l’attitude hawkish de la Fed, mais aussi de son statut de première valeur refuge au monde car c’est de loin l’actif le plus liquide au monde. Le dollar est devenu un « crowded trade » comme j’en ai rarement vu, attention à ne pas tomber dans le syndrome de Stockholm, un crowded trade va tôt ou tard s’inverser, quelle que soit l’approche fondamentale de l’actif en question.

Techniquement, l’or se porte très mal. Le métal jaune franchit son support horizontal et sa moyenne mobile sur 200 semaines, à 1 600 $ et 1 598 $ l’once, le prix actuel est de 1 670 $.

Singapour a dépassé Hong Kong pour devenir le plus grand centre financier d’Asie – et le troisième au monde – selon le Global Financial Centres Index. New York occupe la première place, suivie de Londres. Hong Kong est tombé à la quatrième place, frappé par les restrictions strictes de Covid et une fuite de talents. San Francisco complète le top 5. Paris revient dans le top 10, tandis que Tokyo chute à la 16e place.

La pression de l’Union européenne sur un pacte imposant une limite supérieure aux prix du pétrole russe s’est renforcée depuis que Vladimir Poutine a annoncé une « mobilisation partielle » des troupes, et ce pacte devrait faire partie d’un nouveau paquet de sanctions proposé par la Commission européenne, selon Bloomberg. L’exécutif présentera un plan de numérisation de son réseau énergétique, qui nécessite 565 milliards d’euros d’infrastructures d’ici la fin de la décennie.

Au menu macroéconomique du jour, les investisseurs s’intéresseront à la première version de l’indice PMI de septembre, publiée pour les principales économies.

Le Credit Suisse dément les rumeurs d’une sortie des États-Unis, et le titre s’est confondu hier avec des informations sur une recapitalisation en cours. Volkswagen envisage de déplacer sa production hors d’Europe de l’Est dans le contexte de la crise énergétique. Cano Health est dans le collimateur de Humana et d’autres acquéreurs, selon le Wall Street Journal. Boeing paiera 200 millions de dollars pour mettre fin à l’enquête de la SEC sur les communications du B737MAX. ABB prend une participation de 10% dans le groupe technologique de surveillance des actifs Samotics. Mercedes va rappeler plus de 100 000 voitures dans le monde en raison de problèmes d’humidité. Tesla rappelle 1,1 million de véhicules américains en raison de problèmes avec le logiciel de fenêtre automatique.

Ce soir et ce matin en Asie les indices sont en baisse. Tokyo est fermée, Hong Kong est en baisse de 0,58%, Shanghai en baisse de 0,56% et Séoul en baisse de 1,81%. Les contrats à terme SPX sont en baisse de 6 points, l’Europe ouvrant en baisse de 0,1%.