Éduquer et former les infirmières à gérer le stress

La crise sanitaire récente, les attentats d’il y a quelques années, le changement climatique qui peut prendre un instant, les accidents de train et de bus… Tous ces événements ont des conséquences sur l’organisation des soins. Il est donc indispensable de former les soignants à ce type de crise qui peut générer un grand nombre de victimes.

L’article a été publié dans le 43e numéro d’ActuSoins Magazine (décembre-janvier-février 2022). Il est maintenant disponible gratuitement.

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Exercice grandeur nature de maîtrise des avaries au Centre d’Éducation d’Urgence (CESU 76). © CESU 76

« L’actualité nous a montré que n’importe qui peut un jour vivre une crise », souligne Estelle Thévenet, infirmière et formatrice de CrisiSoft (voir encadré). Souvent pourtant, lorsqu’on y fait face, on se rend compte qu’il faut savoir travailler en mode « crise », alors qu’on n’en connaît pas forcément les secrets, d’autant plus qu’on n’y a pas été formé ou allergique. »

« Ce qui permet d’avoir des ambulanciers et des médecins, c’est une formation régulière, car on ne vit pas tous les jours en situation de crise et si on attend d’être en situation critique pour acquérir de l’expérience, ça ne marchera pas », ajoute le Dr Davy. Murgue, fondateur de CrisiSoft.

Se former pour l’adaptabilité

Se former pour l’adaptabilité

Exercices en Guadeloupe en février 2020, organisés par l’Afcopil avec le soutien du RAID et du SAMU 971, pour sensibiliser les infirmières libérales à la marche à suivre en cas d’attentat blessé (voir encadré). © Ayoub Benkarroum

La formation des soignants est essentielle, avant tout, pour leurs capacités d’adaptation. « Dans le contexte de crise, il faut changer les mentalités », estime Bruno Debien, professeur d’anesthésiologie, réanimation et médecine d’urgence, ancien médecin militaire, fondateur de l’organisme de formation Emergensim. Sur le terrain, dans le cadre préhospitalier, ce n’est plus l’équipe Smur du blessé, mais un travail collectif « en ligne » qui doit être réalisé. Qu’il s’agisse d’un attentat, d’un tremblement de terre ou d’un accident de train, le processus est le même : ramassage, tri, premiers secours, puis évacuation. »

Cette différence d’organisation et de prise en charge nécessite une formation des acteurs du préhospitalier et de l’hospitalier. « L’organisation d’exercices NOVI à grande échelle pour les ‘grandes victimes’ dépend des institutions », poursuit le professeur Debien. C’est essentiel car une culture de gestion de crise n’est pas une priorité dans la formation infirmière.

Le professeur Debien propose, à travers son organisme de formation, la formation d’équipes hospitalières constituées notamment d’infirmiers ambulanciers et même d’anesthésistes et soignants smurois, certes rompus aux urgences, mais pas forcément à ce type d’urgence.

La formation comprend à la fois des gestes techniques et organisationnels. Elle propose notamment des ateliers de simulation procédurale, grâce auxquels la réalisation de gestes techniques devient automatique (hémiotomie, arrêt de saignement avec garrots ou liens de fortune, drainage aérien ou exsudation sanguine). Elle propose également un retour vidéo sur les attentats de Paris et organise, sous forme de simulations, une sélection de victimes des attentats. En fin de compte, les IDE expérimentent trois scénarios de simulation avec un mannequin haute fidélité. Le maintien de ce type de formation est nécessairement plus long car la plupart des tuteurs formés ont déjà des compétences techniques de base.

Simulation de grande ampleur dans un Ifsi savoyard

Simulation de grande ampleur dans un Ifsi savoyard

L’Institut de Formation Infirmière (Ifsi) du Centre Hospitalier Annecy Genevois (Haute-Savoie) a également mis les élèves infirmiers (ESI) en situation d’exercices de simulation de catastrophe à grande échelle avec un grand nombre de victimes. « Notre objectif était de délivrer des enseignements aux ESI en tant que réalisateurs et acteurs de la simulation de masse au profit des sapeurs-pompiers », précise Laurent Thuez, responsable santé senior de la Formation Continue Ifsi au Centre Hospitalier Annecy Genevois.

Répartis en groupes projet WISE, ils ont contribué à la catastrophe pendant 36 heures, organisées notamment dans une zone militaire dédiée, qui permet de simuler un tremblement de terre. « Ils ont vécu une expérience d’apprentissage innovante, vécu une crise et appris à s’adapter, à réagir et à évoluer dans un monde désorganisé », dit-il. Ils ont vu la difficulté de prendre des décisions dans ce type de situation. »

Du côté des sapeurs-pompiers, « le but n’était pas de travailler sur les techniques de soins, mais sur la gestion et l’organisation des crises », explique Jean-Claude Cordeau, médecin-chef du Service départemental d’Incendie et d’Incendie (SDIS) 74. Et d’ajouter : « Nous visons à s’adapter à la situation, ce qui implique, d’en haut, une parfaite maîtrise des gestes techniques de premiers secours pour que le professionnel de santé puisse se consacrer à faire face à l’imprévu. »

Les infirmiers des sapeurs-pompiers ont donc dû adopter une attitude adaptée à la situation de crise, selon le poste occupé, soit d’un point de vue technique et organisationnel pour les soins ou d’un point de vue de la gestion du personnel et de la logistique pour le travail opérationnel. . « Le concept d’adaptabilité, et donc d’anticipation, est le noyau central pour optimiser la gestion des situations », précise-t-il.

Savoir encadrer

Savoir encadrer

Dans le cadre de la formation à la gestion du stress de l’Afcopil, un infirmier doit réaliser une activité technique immédiatement après avoir été soumis à plusieurs situations stressantes. © Ayoub Benkarroum.

Si sur le terrain les soignants ont besoin d’être formés aux gestes techniques et opérationnels, la formation doit aussi être capable d’anticiper la crise. « La gestion de crise est simple et transférable. Le but est de comprendre la situation et de pouvoir prendre des décisions pour éviter les effets de la crise », souligne Ziad Touat, chef de projet chez Crisotech (groupe Deveryware), cabinet de conseil et de formation en gestion de crise, communication de crise et média training.

A l’hôpital, le problème est basé sur les émotions et la responsabilité de chacun. Le personnel soignant et administratif est sous pression. « Face à une crise, n’importe qui peut entrer dans un état d’émerveillement, ce qui crée une perte de temps de prise en charge et donc une opportunité », se souvient Ziad Touat.

Il conseille de mettre en place une organisation de crise pour limiter cet effet afin que personne ne se sente dépassé. A titre d’exemple, il cite une organisation qui peut prendre la forme d’une check-list « pour prévoir d’éventuelles perturbations de capacité sur un service donné ou pour s’assurer que des informations ont été fournies. La coordination entre les services en temps normal, et plus encore en temps de crise, est essentielle. Cela se produit également au sein de l’équipe elle-même, car souvent « la communication est très ascendante », note-t-elle. Cependant, la communication avec les équipes est nécessaire pour montrer tout ce qui est fait pour faire face à la crise et ainsi éviter que les soignants ne se sentent démunis. »

Acquérir des réflexes

Acquérir des réflexes

Cette acculturation passe aussi par la formation des encadrants, qui « ne peut que contribuer à l’efficacité de la gestion de crise », précise Sylvie Leroux, sage-femme, cadre supérieur de santé au Centre Hospitalier Annecy Genevois, au début de la formation avec Laurent Thuez. par la simulation, dans le domaine de la gestion de crise pour le management.

« Avec la simulation, nous fournissons une base, une méthodologie que les managers peuvent utiliser pour gérer n’importe quelle crise. Connaître la méthode leur permet d’avoir un réflexe », explique-t-il, ajoutant qu’il y a déjà eu trois séances avec dix à douze personnes ces trois dernières années. Cette formation de deux jours vise à apprendre à diviser les problèmes : gérer la communication, adopter une certaine attitude, écouter l’équipe, remonter le problème et l’expliquer.

« Nous leur apprenons à prendre des décisions en fonction des bénéfices et des risques », explique Laurent Thuez. Une formation que Sylvie Leroux elle-même a su mettre à profit récemment. « Pendant la crise sanitaire, j’ai dû remplir des missions multifonctionnelles, notamment gérer, en collaboration avec d’autres cadres supérieurs, le déploiement de lits supplémentaires pour l’hospitalisation », témoigne-t-il. Initialement, la prise de décision n’était pas définie. Mais quand je suis allé à la formation, j’ai proposé de m’organiser en utilisant la méthodologie que j’avais apprise. Sans entraînement, je n’aurais pas eu ce réflexe. Le retour des équipes est très positif car les managers se disent mieux armés pour gérer une crise. Et aujourd’hui, ils demandent une analyse des apprentissages.

L’importance du débriefing

L’importance du débriefing

On oublie souvent que le bilan post-crise est pourtant très important. Il est souvent négligé en raison du retour des groupes à la routine. Il est vrai que l’organiser demande des efforts, notamment en impliquant toutes les parties prenantes, et une fois la crise passée, il est moins naturel de l’envisager. « Souvent, quand des briefings ont lieu, c’est uniquement au niveau stratégique, alors que les équipes opérationnelles doivent aussi être impliquées », conseille Ziad Touat.

Cette omission « empêche de prendre le temps de bien comprendre l’organisation créée pendant la crise », ajoute-t-il. Cependant, il est important d’échanger sur cette gestion, d’analyser et de communiquer pour mieux prévenir ce qui a potentiellement été mal géré et éviter que cela se reproduise. « Il est aussi impératif d’éviter le choc émotionnel des soignants, comme c’est actuellement le cas avec la crise sanitaire et les abandons massifs.

Dans le cadre de sa formation, le professeur Debien note également que le débriefing est rarement fait. « Lorsque nous formons des cadres et des médecins, nous insistons sur leur besoin d’organiser des briefings avec leurs équipes », explique-t-il. Et de dire : « Parfois, nous sommes intervenus pour faire des simulations ou des scénarios d’urgence et avons dû faire face à des soignants en larmes parce qu’ils ont vécu une crise dont ils n’ont pas entendu parler. »

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Face aux crises du quotidien

L’analyse post-crise a également un impact sur les infirmières libérales. De plus, l’organisme de formation Afcopil leur propose des formations, notamment aux méthodes d’amélioration et d’adaptation des comportements. Entraînement qui se déroule dans une planque, lorsque les soignants sont fatigués et aux prises avec une certaine forme d’immunité. L’objectif est de se donner les outils pour se remettre « dans le combat » et « pour pouvoir recréer dans l’après », pointe Gilles Chollet, infirmier libéral et formateur à l’Afcopil.

Nous devons donner aux Idels les bonnes armes pour identifier les facteurs de stress, les contrôler et pouvoir se détendre tout en recherchant des ressources. Le but de cette formation est de repositionner l’individu au centre pour faire face à sa propre crise quotidienne et de donner à l’infirmière tous les moyens pour faire face à des situations exceptionnelles, faire face au stress du moment avec les armes à sa disposition. du quotidien. Parmi elles : relaxer, faire le point, puis appliquer des techniques d’anticipation et de relaxation.

« Il s’agit de commencer par une crise pour préparer la suivante, en restant connecté à soi et à ses émotions », ajoute Gilles Cholet. Il est donc intéressant de se former aux urgences du quotidien afin de pouvoir agir en cas de crise majeure. C’est d’autant plus important – et cela s’est vérifié avec la crise sanitaire – qu' »on a l’impression que les soignants sont invincibles et qu’ils sont capables de s’extraire de tout impact émotionnel », pointe Ziad Tuat. Cependant, la limitation de cette influence émotionnelle est un mur qui peut s’effondrer. Et un manque de contrôle psychologique peut se répercuter en temps de crise. »

« On est individuellement compétent et collectivement perfectible »

Alexandre Benoist, Infirmier Anesthésiste (Iade) et Ingénieur Biomédical au CH Chalon-sur-Saône (Bourgogne-Franche-Comté) (avec photo © DR)

« J’ai suivi la formation ‘attaque’ au centre de simulation du GHT Nord Saône-et-Loire à Emergensim. Après les attentats de 2015, les autorités de tutelle ont vivement incité les établissements à former le personnel médical aux situations de crise, notamment à la prise en charge des victimes d’attentats, c’est-à-dire ségréguer et sécuriser le quartier. C’est le genre d’organisation que nous ne connaissions pas et où nous ne sommes pas formés à l’Ifsi. Il est donc important de sensibiliser les prestataires de soins à cette philosophie, au travail d’équipe et à la chaîne de soins.

Cette formation nous apprend à structurer notre organisation avec une check-list et à intervenir en utilisant la méthode militaire de prise en charge des blessés, Safe Marche Ryan. C’est un mode de soins rassurant et structurant qui apporte une certaine forme de sécurité. Même si j’ai fait cette formation il y a quelques années, elle m’a marqué et maintenant fonctionner est un réflexe. Surtout que j’ai également participé à des ateliers pratiques sur la mise en place d’un garrot et des scénarios de simulation avec l’arrivée du patient et une mise en place spécifique de Safe Marche Ryan. Aujourd’hui j’aurais besoin d’une mise à jour, mais l’impact cognitif est bien réel.

Ce type de formation me semble indispensable, notamment pour Iade, car dans notre carrière nous avons rarement à répondre à des urgences, mais le jour où nous en avons besoin, nos actions doivent être sûres et précises. Chaque jour nous nous entraînons sur des problématiques uniques pour ne pas être surchargé mentalement le jour J, ce qui pourrait inhiber l’action.

Quant à l’enregistrement, cela fait partie de l’expérience. Le retour d’expérience est essentiel, mais fait actuellement défaut dans nos organisations de soins. Comme nous travaillons dans le système juste-à-temps, nous ne perdons pas de temps à apprendre de nos expériences. La formation, la mise à jour des connaissances collectivement et individuellement doivent être la règle car nous sommes individuellement compétents et collectivement parfaits. »

« Il faut se former à l’exceptionnel pour créer des habitudes »

Stéphanie Rousseau, responsable Iade à Semur-en-Auxois CH (Bourgogne-Franche Comté)

« Suite aux attentats dans les hôpitaux, il y a eu une prise de conscience de la nécessité de former les professionnels de santé dans le domaine « hors des sentiers battus ». Car nous sommes certes habitués aux urgences préhospitalières et aux urgences, mais nous ne sommes pas préparés à l’arrivée massive de sinistrés. A cette époque, les responsables politiques se sont rendus compte que les plans blancs n’étaient peut-être pas adaptés à ce qu’ils avaient vécu lors des attentats : arrivée aux urgences de victimes blessées par des armes de guerre, menaces de terroristes. Ce n’est pas le type de support que nous connaissons habituellement.

L’avantage de cette formation « attaque » d’Emergensim est de profiter des retours d’expérience de ceux qui ont vécu les attaques. Les tuteurs enrichissent toujours la discussion sur les difficultés liées aux limitations que les autres ont rencontrées sur place et les enseignements qu’ils en ont tirés. Cela vous permet de vous comparer à d’autres tuteurs qui peuvent partager des conseils pour vous aider à améliorer vos apprentissages.

Nous sommes habitués à Smur à réaliser des activités de A à Z dans le pré-hospitalier. Grâce à cette formation, on apprend l’intérêt d’un traitement uniquement en situation d’urgence, afin d’éviter la mort, puis de passer le relais à la prise en charge d’un autre patient. Nous apprenons ces gestes de sauvetage dans le cadre de séances de simulation de mannequin haute fidélité, ce qui nous permet de donner vie à ce que nous avons vu en atelier. Les attentats ont changé les mentalités et nous nous rapprochons désormais des méthodes militaires. Il est nécessaire de former l’unique de façon régulière afin de créer des habitudes et des réflexes. J’ai été très satisfait de cette formation. C’est un enrichissement personnel et collectif. »

Les libéraux, maillons de la chaîne de secours

En février 2020, lors de deux journées d’étude dédiées aux urgences sanitaires, l’Afcopil a organisé, avec le soutien du RAID et du SAMU 971, un exercice de sensibilisation des infirmiers libéraux (idels) à la conduite à tenir en cas d’urgence, multi-victimes d’attentats. . Cette formation, ouverte aux personnels libéraux et hospitaliers, s’est déroulée en Guadeloupe.

Le scénario de crise a été inventé et vécu par les stagiaires : un groupe d’infirmiers est installé sur la terrasse de l’hôtel lorsqu’un homme masqué apparaît et se met à tirer sur la foule. Un groupe d’infirmiers se cache et la rafle intervient rapidement pour neutraliser l’agresseur. Les tuteurs doivent agir pour s’occuper au mieux des victimes en attendant de l’aide. La question se pose alors de savoir quelle action entreprendre.

Cet exercice, clôturant deux journées d’étude sur les crises, a permis une réflexion « pour inciter les professionnels à mieux appréhender leurs limites, apprendre à façonner des comportements réalistes face au stress d’une situation extrême et réfléchir à leur juste place » face à de telles un évènement.

Sans jouer le rôle de secouristes, les idels peuvent être témoins de situations de crise et devenir ainsi acteurs dans l’organisation d’une réponse sanitaire efficace. Leurs connaissances en soins infirmiers leur donnent la possibilité de réaliser des opérations de premiers secours en très peu de temps. « En mettant des garrots et en calmant les victimes, ils optimisent l’engagement de la chaîne de sauvetage et aident à prévenir la mort. En effet, en s’intégrant dans la coordination globale de la chaîne de secours, ils peuvent être les premiers « sauveteurs » et contribuer à l’amélioration des circuits d’évacuation.

Un outil de gestion de crise

CrisiSoft a créé un outil de gestion de crise pour centraliser toutes les informations pour toutes les entités impliquées dans une crise et ayant besoin d’y accéder. En situation de crise, les équipes impliquées entreprennent de nombreuses actions : alerter les responsables, apporter un soutien au personnel, identifier les sites d’hospitalisation pour l’évacuation d’un flot de victimes, les traiter selon le degré d’urgence…

« Il faut compresser notre temps pour que les victimes les plus graves soient prises en charge rapidement à l’hôpital », souligne le Dr Davy Murgue, fondateur de CrisiSoft. L’outil permet de séquencer toutes les actions à réaliser lors d’un événement critique, de s’entraîner à chaque étape, d’agir le jour J et de s’informer sur les processus. Le logiciel offre également la possibilité de créer des procédures descendantes et permet enfin aux équipes, un jour de crise, de choisir celle qui convient le mieux à la situation qu’elles vivent.

L’outil peut être mis en œuvre au niveau tactique de la salle de crise du Samu et sur le terrain avec les équipes Smur équipées de terminaux mobiles, tablettes et téléphones. « Une personne équipée, c’est-à-dire un infirmier, un médecin ou un paramédical, pourra renseigner dans l’outil toutes les informations concernant les patients dont elle s’occupe afin de les transmettre en temps réel à la salle de gestion. l’inverse », explique Estelle Thevenet, infirmière et formatrice chez CrisiSoft. La salle de crise peut alors assurer la prise en charge des victimes, rechercher les lits disponibles, etc.

L’objectif est également de communiquer des informations aux équipes de santé hospitalières afin qu’elles ne découvrent pas le profil des patients en situation critique à leur arrivée à l’hôpital. «De cette façon, l’échange peut être consacré aux informations critiques lors de la transmission», rapporte le Dr Murgue. L’outil permet également une analyse objective de l’accompagnement qui a été mis en place dans l’analyse post-crise. A ce jour, quatre installations ont été équipées, et à la fin du premier semestre 2022, six installations supplémentaires seront également modernisées.

DPC – Fin du cycle triennal 31 décembre 2022

Avant cette date, vous devez réaliser 2 activités de DPC différentes, à savoir au moins 1 formation continue + 1 programme intégré.