Une nouvelle relation d’affaires & amp; Human Rights Resource Center (ONG basée à Londres) révèle avoir fait marche arrière sur le respect des droits des travailleurs chez plusieurs fournisseurs de détaillants de mode internationaux.

24 dirigeants syndicaux et 124 syndicalistes et militants syndicaux au Bangladesh, au Cambodge, en Inde, en Indonésie et au Sri Lanka ont été interrogés par Business & amp; Centre de ressources sur les droits de l’homme. Et les résultats de l’enquête ne sont pas encourageants. Près des deux tiers (61%) des répondants signalent une régression de la pandémie sur la liberté d’association et la négociation collective. En revanche, près de la moitié (48%) des répondants ont révélé une augmentation de la discrimination, de l’intimidation, des menaces et du harcèlement à l’encontre des membres du syndicat.

Ces allégations visent 13 usines, qui approvisionnent ou ont approvisionné au moins 15 marques de mode internationales, dont Etam, Adidas, C&A, H&M, Hugo Boss, J.Crew, Mango, Next, Primark et Under Armour. .

Selon l’ONG, la suppression des droits syndicaux a culminé au début de la pandémie et est désormais devenue la norme. « Sans voix et protection collectives, les travailleurs sont confrontés à des salaires en baisse, à un travail plus précaire, à des horaires plus longs, à des abus et à du harcèlement dans les usines », indique le rapport.

La solution : une pression internationale

L’organisation affirme qu’il s’agit d’un problème à l’échelle de l’industrie et que les exemples de meilleures pratiques montrent que les marques peuvent progresser. Selon elle, une pression internationale soutenue peut contribuer à améliorer le devis. Il cite l’exemple de l’enseigne Next qui a signé en octobre 2021 une convention collective historique avec un fournisseur basé au Sri Lanka et le Free Trade Zones and General Services Employees Union.

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Consciente des problèmes rencontrés par les travailleurs de l’industrie de l’habillement en Asie, une organisation d’initiative citoyenne européenne (ICE) a lancé une campagne en juillet 2022 pour défendre les droits des travailleurs qui fabriquent nos vêtements. Appelé Good Clothes Fair Pay, il « nécessite une législation sur les salaires décents dans les industries du vêtement, du textile et de la chaussure ».

Par ailleurs, en septembre dernier, la Commission européenne a présenté un texte visant à interdire les produits du travail forcé sur le marché de l’Union européenne. La proposition concerne les produits fabriqués au sein de l’Union européenne ou dans d’autres pays mais destinés à être commercialisés sur le marché des 27 États membres.