Cependant, ce calcul réductionniste ne prend pas en compte tous les paramètres alimentaires, à savoir : la transformation des aliments, l’index glycémique, la teneur en vitamines et minéraux, la qualité des corps gras ainsi que leur équilibre, la qualité des protéines, la présence d’additifs, la quantité d’aliment habituellement consommée, équilibrer tout le repas ou la journée.

Cet étiquetage profite aux industriels

Le Nutri-Score ne permet donc pas de prendre des décisions éclairées. Il encourage la consommation de produits contenant des glucides, et punit ceux riches en graisses. Pire, cet étiquetage profite aux fabricants.

Il leur suffit d’améliorer subtilement le libellé de leur recette en réduisant les sucres simples et le sel, en augmentant les fibres alimentaires ou en remplaçant les graisses par des sources de glucides pour obtenir un meilleur résultat. Or, c’est justement ce dernier point qui favorise la prise de poids.

Si l’on suivait les recommandations du Nutri-Score, on consommerait des aliments bien classés qu’il faut quand même éviter, comme les céréales du petit-déjeuner dont certaines reçoivent la note de B. Au contraire, on nous conseille d’éviter la consommation d’huiles végétales telles que comme l’huile d’olive, reconnue depuis des milliers d’années pour ses bienfaits sur la santé.

Des alternatives au Nutri-Score

Il faut garder à l’esprit que les aliments ultra-transformés (UTP) se caractérisent par la présence d’au moins une substance ajoutée intentionnellement obtenue par synthèse ou une séquence de processus physiques, chimiques ou biologiques qui dégrade sa matrice d’origine. Nous perdons le potentiel santé des aliments. Les AUT sont moins saturées et plus hyperglycémiques.

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Selon des études, il y aurait des risques pour la santé si la proportion d’AUT dépassait 15 % de l’apport quotidien, soit 2 portions par jour. Selon une étude de 2018, les Français sont à 36 %.

Voici quelques critères qui peuvent vous aider à reconnaître l’AUT : liste d’ingrédients très longue, ingrédients absents de vos placards, présence d’additifs, allégations santé (0%, sans sucre, riche en fibres) sur les produits gras, sucrés ou salés.

Il existe des alternatives au Nutri-Score. Par exemple, la classification internationale NOVA développée par des scientifiques brésiliens. Il classe les aliments selon leur degré de transformation en 4 catégories.

Il existe également un indice SIGA qui classe les aliments selon le degré de transformation, la qualité nutritionnelle et le degré de risque des additifs qu’ils contiennent. Cet index classe les aliments en 7 catégories et est disponible sous forme d’application.

Anaïs Taqourt diététicienne est nutritionniste à Morlaàs. Tel. 06 83 65 52 09. Site : https://www.dieteticienne-nutritionniste-pau.fr/. Page Facebook : Anaïs Taqourt.