Le sujet est sensible depuis la polémique en début d’année sur les sommes versées à McKinsey et la formation d’une commission d’enquête sénatoriale sur les cabinets de conseil. Le gouvernement est enfin en bonne voie pour réduire ses dépenses, selon un rapport accompagnant le budget 2023. Conseils extérieurs nécessaires », avec une facture totale de 118 millions d’euros, contre 131 millions d’euros au premier semestre 2021, soit une baisse d’environ 10 %.

Cette trajectoire est conforme à « l’objectif de réduction de 15% des dépenses de services de conseil » énoncé dans la circulaire gouvernementale de janvier 2022, précise le document. Le « montant moyen » des 2.321 commandes passées « sur cette période est de 50.732 euros, soit une baisse de 9% par rapport à 2021 », insiste le rapport.

Le ministère de la Transition écologique en tête des demandes de conseil

Entre janvier 2021 et juin 2022, les sociétés les plus recherchées ont été Capgemini (43,5 millions d’euros), Sopra Steria (25,74 millions), TecnoAmbiente (25,36 millions), McKinsey (24,66 millions), Inop’s (22,36 millions) et Eurogroup Consulting (16 million). . Capgemini est « particulièrement intervenu » pour le ministère de l’Intérieur « dans le développement des systèmes d’information européens pour la gestion de l’asile et des visas », précise le rapport. Pour McKinsey, « la majorité de ces commandes concernent l’accompagnement du ministère de la Santé pour accompagner la mise en place de la stratégie de vaccination », notamment contre le Covid-19, ajoute-t-il.

Avec 44 millions d’euros au premier semestre 2022, le ministère de la Transition écologique est en tête des commandes de « prestations d’accompagnement à l’implantation de l’éolien en mer (26,8 millions d’euros en 2021 et 2022), appui technique ponctuel aux l’entreprise sur les charges nucléaires, la maîtrise des économies d’énergie ou les certificats de mobilité ». Suivent le ministère de l’Intérieur (23,5 millions), le ministère de l’Économie et des Finances (12,7 millions), des Solidarités et de la Santé (9,1 millions).

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Ce rapport budgétaire ne reprend cependant pas les mêmes chiffres que le rapport du Sénat : il évoque 235 millions de frais de conseil en 2021, contre 446 millions selon la commission d’enquête. Cet écart s’explique surtout en déduisant les prestations informatiques, à hauteur de 198 millions d’euros. Le ministère de la Transformation et de la Fonction publique a encore précisé lundi les règles de recours aux cabinets de conseil, huit jours avant que le Sénat n’examine un projet de loi en ce sens.