Bronzage, image de marque

A chacune sa façon de fermer une veste ou de nouer un foulard : autant de ça et de signer une silhouette fashion et de la rendre originale. Cette semaine, l’art d’afficher avec élégance les marques causées par l’exposition au soleil.

Posté à 14h30 Temps de lecture 1 min.

Les mille et une empreintes de pas inscrites par le soleil à la surface en montrent beaucoup, et sans doute un peu trop. Avant que les vacances payées, le tourisme côtier et le bronzage ne deviennent accessibles à la plupart, ces marques étaient utilisées comme stigmatisation. Spécifiques aux ouvriers agricoles, parfois appelés rousses aux États-Unis, les corps brûlés par le soleil et synonymes de dur labeur à l’extérieur, étaient réservés au prolétariat.

Auparavant, dans les années 1920 et 1930, les lieutenants, aussi libres que libres de leur corps, prenaient tout leur temps pour peaufiner un bronzage harmonieux et doré qui brillait de la tête aux pieds. Grâce à la révolution culturelle et sexuelle des années 1960, cette division sociale de la peau aurait connu un incident qui aurait été au cinéma.

Une certaine fierté anime aussi les particuliers à l’idée de montrer les traces de la semaine passée sous l’étoile royale.

Les James Bond girls le savent bien, tout comme Cary Grant et Alain Delon : Technicolor aime le soleil, la mer et la délicate peau cuivrée. Depuis 1967 et depuis le fameux Summer of Love, tout a changé. Jane Birkin dans Blow Up, Brigitte Bardot dans Le Mépris, Romy Schneider dans La Piscine : les marques de maillots de bain se dévoilent tandis que les cinéastes se déshabillent (toujours plus).

Parmi elles : Anne Bancroft, dans le film Mrs Robinson aka The Graduate, qui intègre une sensualité plus frontale réalisé par Mike Nichols. La scène de Dustin Hoffman apparaissant complètement nu devant toutes choses prouve que sa poitrine et son bassin sont des plans silencieux, répétés et terrifiés. Zones interdites de chair blanche, contrastant avec un ton caramel, presque indélébile, révélant et ré-endurant la paresse d’une vie bourgeoise qui boit et se repose jour après jour.

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Au cours des années suivantes, les modes de vie changent, les activités récréatives de plein air se multiplient et le nombre d’employés et de gestionnaires augmente de façon spectaculaire. Leurs corps, un comprimé d’aspirine par an, deux teintes l’été, représentent un nouveau standard. Pride incite aussi les particuliers à trouver des idées pour montrer les vestiges de la semaine passée sous les étoiles royales : qu’ils soient laissés en lunettes de soleil, signe d’un séjour à la montagne, ou sur les rives d’une mer lointaine, ou non. des chaussettes après une semaine en bonne santé, après un maillot de bain ou une montre tendance…

Vif d’or social, motif érotique ou comique (chez Christian Clavier Les Bronzés), les lignes de bronzage sont aussi révélatrices de la gestion de son capital solaire. Enfin, les souvenirs de vacances, de vacances et de bons moments nous ramènent à ces instants éphémères que nous aimerions vivre éternellement.

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