Publié

le 10/04/2022 à 18h53, mis à jour le 10/06/2022 à 16h02

Entre esprit Space Age et jeux stylistiques explosifs, la collection printemps-été 2023 de Louis Vuitton clôture ce mardi la Fashion Week de Paris.

En vidéo, défilé Louis Vuitton : Nicolas Ghesquière présentait une collection entre jeux stylistiques détonants et esprit SpaceAge

Un front row étoilé

Le cadre majestueux de la Cour Carrée du Louvre recevait ce mardi un décor de carnaval à Coney Island, près de New York, avec un sol circulaire traversé de gyrophares et de voiles rouges, souligné par d’immenses fleurs dorées au sommet. Bienvenue au défilé Louis Vuitton printemps-été 2023 ! Il n’en fallait pas plus pour clôturer cette semaine de la mode parisienne, riche en événements et en rebondissements. Cette grande scénographie a été conçue par l’artiste visuel Philippe Parreno et le chef décorateur James Chinlund.

Derrière les barrières de sécurité, la foule attend les VIP invités. Ici, sans la famille Kardashian, les amies de la maison s’appellent Léa Seydoux, Marina Foïs, Alicia Vikander ou encore Jennifer Connelly. Arrivent également la nouvelle star du septième art, Ana de Armas (la bluffeuse Marilyn Monroe de Blonde sur Netflix), Jaden Smith, Sophie Turner et son mari Joe Jonas et enfin Janet Jackson qui déclenche une émeute. Le spectacle peut commencer.

Garçons manqués et manga girls

Défilé – Louis Vuitton – Prêt-à-porter printemps-été 2023

Jeux stylistiques

Les rideaux rouges s’ouvrent et les mannequins descendent des longs podiums jusqu’au podium – une scénographie qu’affectionne particulièrement Nicolas Ghesquière, qui aime autant que lui ces notions de passage spatio-temporel. Le premier modèle est aussi en mode « survivaliste » avec sa jupe patineuse à lacets sillonnée par un zip oversize porté sur un corsage façon bouée de sauvetage. Comme toujours, Nicolas Ghesquière s’amuse à brouiller les lignes du genre et du vêtement. Tout d’abord, ces filles vraiment garçon manqué vêtues de vestes en cuir et de pantalons à motifs avec des fermetures à glissière et des œillets en métal. Viennent ensuite les « manga girls » aux yeux peints, ultra-scéniques dans leurs mini-robes sixties croisées de motifs géométriques qu’elles portent sur des collants en dentelle noire et des bottes à semelles en caoutchouc sculptées.

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D’autres suivent dans des vestes et des pantalons couverts de fleurs et de détails démesurément agrandis – ceinture, boucle, fermeture éclair, boutons métalliques… donnant à toute la collection des effets d’optique totalement hypnotiques. Des filles aux robes ultra-graphiques coupées en cuir noir et blanc rehaussées de poches multi-fonctions complètent cette collection avec une énergie électrique comme un parc d’attractions et un luxe vertigineux comme des montagnes russes.