Dès que le masque n’est plus obligatoire dans les lieux publics fermés, où faute d’aération, les particules infectées ne sont pas évacuées, il appartient à chacun de décider où et quand se cacher. | engin akyurt et Towfiqu barbhuiya via Unsplash – Montage Slate.fr

18h, ligne 9 du métro parisien. Dans le train bondé, les gens éternuent, toussent et se mouchent. Mais seuls quelques visages sont masqués. Cependant, au 28 octobre, il y avait en moyenne 43 605 cas positifs au Covid-19 chaque jour.

Non seulement le SARS-CoV-2 (dont on découvre jour après jour les conséquences à long terme, même après des formes apparemment bénignes) circule toujours en force, mais d’autres virus respiratoires s’y ajoutent. Ils se transmettent par inspiration d’air contenant des particules virales contenues dans des gouttelettes et des aérosols et se répliquent dans les voies respiratoires (cavité nasale, pharynx, larynx et arbre bronchique).

On pense aujourd’hui au virus respiratoire syncytial (VRS), responsable, avec le SRAS-CoV-2, de la brochiolite du tout-petit. La bronchiolite qui, selon le bulletin de Santé publique France du 26 octobre 2022, est en très nette augmentation avec +43% de passages aux urgences et +41% d’hospitalisations. On pense aussi à tous les rhinovirus responsables de rhinites, rhinopharyngites et rhinosinusites ainsi qu’au virus de la grippe.

Un accessoire vite oublié

Pour autant, le port du masque, qui a pour fonction de filtrer les particules infectées et ainsi de protéger le porteur et son entourage, n’est pas entré dans nos habitudes : les derniers résultats de l’enquête CoviPrev publiés le 6 octobre 2022 montrent un renoncement très large des mesures barrières, et notamment le masque.

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Ils notent que « depuis que le port du masque n’est plus obligatoire dans les lieux publics fermés, les personnes interrogées déclarent ne plus porter de masque ou le portent moins souvent : en extérieur pour 83 % (vs 77 % en mai), en milieu de travail pour 70 % ». (vs 57% en mai), dans des lieux publics fermés pour 76% (vs 58% en mai), en présence de personnes âgées, fragiles ou vulnérables pour 58% (vs 44%…